LES FAITS DIVERS DU PORT

La Mare à la Besse

Seigneurs de Laleu

Une Légende Une femme causa le naufrage d'un bateau avec des feux allumés à la côte. En pillant l'épave, elle découvrit le corps d'un noyé qui était son propre fils. Prise de remords elle erra dans ce coin de côte qui pris le nom de la repentie.

1137, Aliénor d'Aquitaine, fille de Guillaume X, par son mariage avec le roi de France, Louis VII lui donne La Rochelle.

1152, Aliénor d'Aquitaine divorce du roi de France, elle se remarie avec Henri Plantagenet, comte d'Anjou qui devient 2 ans plus tard Henri II, roi d'Angleterre, La Rochelle passe Anglaise.

4/12/1222, Dans une charte, le roi d'Angleterre Henri III avait prescrit aux Rochelais de faire un port côté ouest de leur ville dans le but d'augmenter la force de la place. Les Rochelais n'ayant tenu aucun compte de cet ordre, Henri III leur écrivit de nouveau le 8/4/1223 pour leur ordonner de commencer les travaux.

1224, Louis VIII, roi de France assiège La Rochelle, les Rochelais se soumettent, le roi les confortant dans leurs priviléges.

7/4/1243, Le roi Henri III d'Angleterre, par traité, cède l'île de ré au roi de France Saint Louis.

Les Tremblements de terre

1360, Avec le traité de Brétigny, Edouard III d'Angleterre récupère l'héritage d'Aliénor d'Aquitaine, la Rochelle redevient Anglaise.

Juin 1372, La flotte Anglaise de Pembroke est mise en déroute par la flotte Franco-Espagnole. Les Rochelais chassent les Anglais de la ville mais refusent l'entrée de Dugesclin dans leurs murs. Plus tard en novembre, ils acceptent sa venue car Charles V accepte de confirmer leurs privilèges.

CharleVII échappe à la mort.

25/8/1462, Quand les Anglais se brouillaient avec la France, les côtes d'Aunis souffraient de leurs incursions. Ils débarquèrent à La Pallice dans l'anse Saint-Marc, ils mirent le feu à l'abbaye Sainte-Marie des Châteliers et rançonnèrent les habitants, les Anglais repartirent 4 jours plus tard.

22/8/1537, Les vagues submergèrent l'île de Ré et la Repentie, noyant la conche et détruisant les salines, les vignes furent déracinées, les villages ravagés.

26/3/1573, Lors du siège de La Rochelle, les assiégeants, préparant l'explosion d'une mine près des remparts, y mirent le feu par mégarde, ensevelissant 150 des leurs.

7 au 8/9/1601, Le froid fut si vif dans la nuit que les vignes gelèrent, les raisins en furent flétris et la récolte à moitié perdue. Ce qui ne s'était jamais vu.

10/6/1604, Un orage de grêle tombe sur La Rochelle et alentours vers 10 à 11h00 d'une telle abondance avec des grêlons de la grosseur d'un poing.

25/11/1623, Jean de Saint Bonnet de Toiras, alors commandant du fort Saint Louis, fait suspendre les travaux d'aménagement du havre à Portneuf sur les observations du corps de ville qui pense que ce port serait grandement préjudiciable au bien, liberté et trafic de La Rochelle.

Duc de Buckingham à 15h, à haute mer, à Sablanceaux afin d'envahir l'île de ré pour apporter son soutien aux Rochelais contre Louis XIII et Richelieu

Marechal de Toiras se dresse sur la route des Anglais.

1627, A l'occasion du siège de La Rochelle, le Duc de Buckingham fait venir d'Angleterre 2 bateaux qui pouvaient plonger afin de faire sauter la digue que Richelieu avait édifiée.

28/11/1665, Un navire Flamand de 400 tonneaux de la Cie d'Amérique dans le port de La Rochelle, en chauffant du brai, prit feu à 14h00. 12 à 1500 livres de poudre et des canons chargés éclatèrent ce qui provoqua une grande panique. Un charpentier Desmaisons avec quelques braves coupèrent les mâts, le charpentier se fit écraser et mourut le lendemain. Le feu atteignit les poudres, une terrible explosion s'ensuivit et provoqua la mort de beaucoup de gens du peuple endommageant de nombreuses maisons ainsi que des bateaux.

29/3/1689, L'Europe entière se soulevait contre les ambitions de Louis XIV. Une menace maritime sur nos côtes était imminente. Le conseil du roi, sous l'influence de Louvois, décide de raser La Rochelle et de combler son port. Le maréchal de Lorges, commandant les côtes entre la Loire et la Gironde et l'ingénieur général des provinces entre la Loire et les Pyrénées Ferry protestèrent contre ce projet délirant et s'engagèrent à protéger La Rochelle sans grandes dépenses avec l'aide de 6000 hommes en 40 jours.

La Chambre de Commerce de La Rochelle.

Liaison Ré-Continent

27/12/1727, L'origine du chalut vient des pêcheurs de La Rochelle et de Marennes, ils utilisaient des filets appelés dreige ou drague, un autre filet de ce nom avait été proscrit en avril 1726 pour ses ravages sur la reproduction des poissons. La pêche leurs était interdite, ils se plaignirent au roi qui envoya un inspecteur des pêches, il se rendit compte que la drague, que les Rochelais employaient, n'avait rien à voir avec l'engin destructeur. Par une lettre au comte de Toulouse, le 27/12/1727, le roi en autorisa l'usage, tous les marins du royaume l'employèrent à partir de décembre 1729, à la condition que ce filet porte le nom de rets traversier ou chalut.

16/5/1735, Lacondamine, Godin et Bouguer appareillent de La Rochelle pour mesurer les degrés du méridien à l'équateur.

De 1739 à 1793, A La Rochelle, 349 navires sont armés pour la traite des noirs pour 56 armateurs qui font naviguer leurs enfants et les installent aux Antilles.

7/5/1776, Premier service de diligence entre Paris et La Rochelle. Départ le mardi à 4h00 du matin de La Rochelle, arrivée à Paris le samedi. 25 ans plus tard, les diligences mettaient toujours 5 jours pour effectuer le trajet.

1788-1789, L'hiver fut épouvantable, il gela durant 8 semaines. Début février, lors du dégel, des bateaux furent entraînés vers le large par des blocs de glace de 60 cm d'épaisseur. La famine fut effroyable, adoucit un peu par l'aide apportée par les frères Trudaine, Charles Michel et Charles Louis, seigneurs de Laleu.

4/2/1796, Le 14 pluviose de l'an IV, un ouragan dévasta l'Aunis.

La Pousuivante venant de Saint Domingue, est attaquée par entre l'île de ré et l'île d'Oléron, le commandant Willaumez parvient, grâce à la dextérité de sa manoeuvre, à échapper aux Anglais.

6/8/1808, L'empereur Napoléon Bonaparte visita la ville, ses monuments, le port de La Rochelle et ses chantiers navals, les canons de la batterie de Chef de Bay se firent entendre en son honneur. Le décolleté des dames était généreux ce qui l'a influencé dans sa décision de transférer la préfecture de Saintes à La Rochelle.

19/5/1810, Napoléon Bonaparte signe un applicable au 1/7/1810, transférant la préfecture de Saintes à La Rochelle. M. le , préfet du département se rendra à La Rochelle le 30/6/1810, il descendra au palais épiscopal en attendant que l'hôtel de l'intendance construit par M. Poupet puisse le recevoir (en 1816).

28/12/1838, La gabare de l'état , lancée en 1803 à Nantes, au cours d'un transport de bagnards entre Brest et Toulon s'éventre sur le rocher du haut-banc nord, au large du phare des baleines. Aucun survivant, 51 cadavres furent découverts à la côte.

Le Sous-Marin, Le Plongeur, fabriqué à Rochefort, piloté par un Rochelais, le lieutenant de vaisseau Doré, fait des essais au large de La Rochelle.

Bouquet de la Grye détermine l’emplacement du port de La Pallice.

Travaux

Forme de Radoub

6/3/1885, Ces travaux seront endeuillés par une catastrophe. Pour niveler le sol, les ouvriers travaillaient dans une immense cloche à plongeurs qui pesait 636 tonnes. Une tempête d’une violence inouïe fit rompre les conduits reliant la cloche à la terre ferme, l’eau pénétra rapidement dans Le Caison, quelques-uns uns arrivèrent à remonter, mais 23 sur 27 périrent noyés, français, italiens et autrichiens.
Par ailleurs les travaux seront perturbés à plusieurs reprises par des grèves ouvrières.

6/1885, Suite à de nombreuses rixes entre ouvriers avinés (dans le texte), les Débits de Boissons sont tenus de fermer au plus tard, à 23h au lieu de minuit.

2/5/1889, Construction de la ligne de chemin de fer reliant La Rochelle à La Pallice, Pour accélérer la mise en exploitation du chemin de fer avant l’inauguration, il fallut employer durant Trois semaines une compagnie du 5° régiment du génie. Durée du transport 22’. En 1902, l’administration des chemins de fer se plaint du manque de sécurité : " Tous les dimanches de départ d’un paquebot, un train spécial est mis en marche de Paris, pour conduire Aussi prè:s possible du Navire les passagers, leurs bagages et la poste. Ce train est donc aiguillé sur une des voies du quai nord pour remplir ces conditions. Or depuis quelque temps et depuis la grève notamment, notre train est pris d’assaut par une bande de faméliques, écumeurs de quai ou autres, dans l’espoir de gagner quelques sous. S’il n’y avait que quelques personnes, nous en aurions raison mais ils sont cinquante à grimper en marche sur les marchepieds ".

En 1890, Un accident devait coûter la vie à 8 personnes. Un ouvrier ressoudait une enveloppe de dynamite dans un local ou étaient entreposés 150 kg d'explosifs. Il écrasa sa soudure d'un coup de marteau d'où une explosion en chaîne, les vitres des maisons de La Pallice volèrent en éclats et la détonation s'entendit à La Rochelle.

18/8/1890, Inauguration du port par le chef de l’état Sadi Carnot. Parti de Fontainebleau à 9h15’ arrive à La Rochelle à 18h17’, accompagné du préfet monté dans le wagon présidentiel à Niort. Le train s’arrête aux principales stations du département, afin que les autorités locales présentent leurs hommages au chef de l’état. Un amusant incident : le maire d’une commune ou le train fit halte, venu adresser quelque mot de bienvenue se trouve encore sur le marchepied lorsque le train s’ébranle. Le président n’a alors que le temps de saisir le maire et de le faire entrer dans son wagon ou l’excellent homme, tout ému et tout fier de son aventure, est alors contraint de gagner La Rochelle. Sadi Carnot est attendu à La Rochelle par le Député-Maire de La Rochelle Émile Delmas (maire de 1884-1893), par des députés et sénateurs et autres personnalités locales comme Wladimir Mörch, président de la chambre de commerce (de 1881-1891).

Pompier. 22/8/1890, Un important incendie détruit un magasin des ponts et chaussées. Les sapeurs-pompiers de Laleu et plusieurs centaines d’ouvriers combattent les flammes pendant 4 heures.

8/10/1890, Premier escale d’un paquebot, le " Sorata " de la Pacific Steam Navigation Company, de 4014 tonneaux, 122,31m de long. Cette compagnie abandonne ses escales à Bordeaux et Pauillac pour La Pallice.

9/1/1891, Un décret autorise la chambre de commerce à établir des hangars et des grues soit : 7 hangars de 7357m2. 1 grue fixe de 10t actionnée à bras d’homme, 16 grues à vapeur de 1500kg. Cette installation sera modernisée en 1918.

5/6/1891, Un arrêté préfectoral ouvre l’établissement maritime de La Rochelle-Pallice à la navigation.

2/11/1898, Le conseil municipal décide de la création à La Pallice d’un poste de police avec chambre de sûreté et morgue. Le bâtiment construit le long du boulevard Emile Delmas est achevé en 1900. Les effectifs insuffisants ne permettent pas d’empêcher les vols commis sur les quais. En 1920, un conseiller municipal pose le problème en ces termes : 2 agents de police de La Pallice ont été molestés par des marins américains. N’étant pas en force, ils ont dû se sauver. Je leur ai fait à ce sujet d’amers reproches et je leur ai dit qu’ils auraient dû se servir de leurs armes, au besoin en tuer quelques-uns. Quand il y a 2 agents en service sur le quai sud et 2 sur le quai nord, il ne reste plus personne au poste de police. Cette situation ne peut plus durer. On se plaint, en effet, jusqu’en 1939 de vols de Vins, de blé, de charbon…

9/1901, Première grève importante à La Pallice. Plus de 500 ouvriers cessent le travail. En outre, les conditions de travail des ouvriers des fours sont particulièrement pénibles. Condamnés à rester dans des caves à 150°, ils sont obligés de changer de vêtements toutes les 2 heures et la température les altérant considérablement, il leur faut absorber une moyenne de 4 litres de vin, autant à retrancher sur leur salaire (dans le texte).

9/9/1901, Les ennuis du quatre mats La Chambre de Commerce de La Rochelle

Base Sous-Marine à Ciel Ouvert est établie à La Pallice.

1908, Le sous-marin Q 65 est fabriqué à Rochefort sur mer en 1905, rebaptisé en 1907 Le Fresnel, au cours d'essais en 1908 à La Pallice, coule après avoir touché la jetée sud mais il sera renfloué. Le 4/12/1915, il sera coulé au canon par des torpilleurs autrichiens.

28/3/1911, 150 à 200 dockers tentent d’empêcher les ouvriers rhétais et bretons de briser leur grève. Les gendarmes à cheval reçoivent l’ordre de charger et 4 femmes dont une en état de grossesse tombent sous les pieds des chevaux.

5/11/1911, Inauguration de la Chapelle de La Pallice par l’évêque de La Rochelle, qui dans son sermon rappelle ; " L’inauguration du port ou les bénédictions de l’église n’avaient point de place ; Aujourd’hui, elles arrivent par la force des choses ! C’est la revanche de Dieu qui aime la population ouvrière et qui veut la bénir ainsi que le commerce Rochelais ! " Puis dans une envolée éloquente l’évêque montre "l’ouvrier sollicité, par l’appel du plaisir et des camarades de fête ; par l’appel de l’agitateur poussant à la grève ou à la révolte, par l’appel du politicien en quête d’électeurs(…). A présent que le Christ est venu parmi vous, je ne puis qu’espérer une union plus étroite pour le relèvement religieux et moral de la paroisse ! ".

1912, L’école de Laleu est très surchargée par 160 enfants de La Pallice, les 3 dernières classes contenant respectivement 58, 71 et 72 élèves.L'École de La Pallice sera construite après guerre. En 1920, une des classes de Laleu comprend 106 élèves.

1914-1918, Durant la guerre, le port joue un rôle de 1er plan dans la défense nationale, on peut voir régulièrement en rade une cinquantaine de navires. Les voies de Laleu et de La Pallice sont endommagées par le trafic considérable créé par l’état de guerre. En 1920, on signale le mauvais état de la rue Théophile Babut (Président CCI 1876-1880) ; ses habitants ne peuvent entrer ou sortir de " chez eux sans s’enfoncer dans au moins 50cm de boue. La même année les rues de la mare à la Besse, Troussier et l’avenue Denfert-Rochereau sont jugées difficilement praticables par les piétons en raison de l’amoncellement des immondices. L’insalubrité se maintiendra jusqu’en 1930.

1914-1918, La Pallice accueille une escadrille d'Hydravions dans l'avant-port, chargée de repérer les sous-marins ennemis et les mines. A la fin du conflit, la compagnie Delmas avait perdu les 2/3 de sa flotte coulée par des sous-marins allemands rodant au large du port.

1916, L'Usine Vandier et Despret s’établit sur les remblais de la repentie. Elle se spécialise dans la fabrication de la mélinite (explosif) et de l’acide picrique (brusquement chauffé, il détone), production 17t par jour, produits particulièrement dangereux destinés aux besoins de l’armée. Elle explose quelques mois après son installation le 1/5/1916. Vers 9h du matin, un incendie suivi d’une formidable explosion entendue à 30kms à la ronde. Les 5 entreprises les plus proches sont en partie détruites. Des maisons ouvrières sises avenue Denfert-Rochereau et dans le quartier des sablons sont endommagées. On déplore 176 morts et 138 blessés.
Au cimetière de la Rossignolette un monument est élevé à la mémoire des victimes de l’usine.

1917, Les Etats-Unis entrent en guerre, les Américains installent leur base n°7 à La Rochelle-Pallice qui devient un point de Débarquement. Du 11/1917 à fin 1919, 800.000t de matériel et 175.000 chevaux et mulets sont déchargés.

Vers le 24/2/1917, ramène à La Pallice les rescapés du cargo de la Compagnie Générale Transatlantique Cacique II, coulé par l'U-21.

1/5/1917, coule 3 bateaux devant La Pallice, le cotre Antigone 15T, le dundee Acacia 9T et le sloup Camille Amelie 21T (coulé le 30/04/1917).

1918, Un groupe d’habitants de Laleu-La Pallice se plaint d’un tenancier qui vient d’installer boulevard Emile Delmas, à la suite de son établissement, trois petites guérites dans lesquelles des femmes se livrent au racolage de manière ostensible.

10/1919, On débarque des milliers de vaches américaines destinées aux régions dévastées par la guerre.vache

12/5/1920, Perte du paquebot Afrique sur le plateau de Rochebonne, à 3h00 en dérive depuis la veille par une mer démontée (11m de creux), il heurte le bateau-feu de Rochebonne et coule à 50 milles dans l'ouest de La Rochelle, on dénombrera 567 morts, 36 rescapés. Ce naufrage sera du au manque de moyen de remorquage de haute-mer sur la côte atlantique, confirmé par le secrétaire d'état à la marine marchande. Sur son initiative sera crée une société de sauvetage, l'Union Française Maritime.

1923, Décision de construire un Môle en Eau Profonde sur l’initiative de la CCI, de son président Christian Mörch et du .

1924, L’ensemble des grues du port se compose de grues à vapeur 15 de 1.5t, 8 de 2t, 2 de 3t et de grues électriques 4 de 3t, 8 de 5t et 1 de 40t. Le total des 10 hangars est porté à 16500m2.

1924, La passerelle pour piétons sur l’écluse est remplacée par un Pont Tournant à manœuvre électrique.

31/1/1928, Gustave Perreau, alors maire de La Rochelle, écrit en ces termes au préfet : A diverses reprises, la ville de La Rochelle s’est plainte de ce que les gaz des usines de La Pallice nuisaient à la population, brûlant le linge étendu dans les cours, les obligeant à tout fermer chez eux pour ne pas voir tout détériorer ; depuis plus d’un mois, les écoles ne peuvent ouvrir leurs fenêtres. Je suis décidé, si vous ne prenez pas cette affaire en main à en saisir le gouvernement. Ne perdez pas de vue que cette affaire des gaz délétères des usines de La Pallice est très importante. Les usines incriminées sont : L’Union Française, la Compagnie du Phospho-Guano, l’usine Bertrand et la Compagnie chimique du Sud-Ouest. La santé publique doit passer avant les influences d’argent.

1930, Grèves aux usines de pétrole où les femmes réclament l'installation de chambres d'allaitement à proximité des ateliers.

Vers le 24/8/1931, Le cargo La Garonne arrive dans le port en remorque, ayant perdu son hélice par gros temps, le cargo rejoindra St-Nazaire pour réparations.

29/8/1931, Cérémonie de la pose de la première pierre du môle d’escale, travaux sur 9 ans, sous la direction de Modéré Lombard, ingénieur en chef des ponts et chaussées, assisté de l’ingénieur Baste. Le Viaduc sera terminé en 1934. Le môle est inachevé à la veille de la seconde guerre mondiale, il sera rapidement remis en état après le départ des allemands en 1945.

Le Paquebot Champlain saute sur une mine

18/6/1940 Le Pétrolier Loing construit au Trait en 1925, Lancé en 1927, sera sabordé rade des trousses à La Pallice par le , récupéré par les Allemands, renommé Wangerland, il sera de nouveau sabordé à Nantes en 1944.

qui se trouve dans la forme de radoub n°1, est touché lors d’une attaque aérienne allemande. Plusieurs bombes l’ont atteint et l’on entend toute la nuit de sourdes explosions dans les cales du navire. Afin de libérer les cales, il est réparé sommairement ; une réparation définitive ne pouvant être envisagée. Mise à flot dans sa forme le 18/9/1940 avec le concours des chantiers navals Delmas-Vieljeux, le paquebot est remorqué le 28/9 en dehors de la rade et échoué sur la côte de Sablanceaux. Pendant cette attaque, la gabare LA RESISTANCE est coulé (Gabare construite en 1920, lancée en 1922).

A la même époque, est touché par une mine.

, des messageries maritimes, transformé en navire hôpital de 637 lits procède à des opérations d'évacuation au port de La Pallice, il sera mitraillé à 3 reprises par la Luftwaffe.

situés en banlieue Nord de La Rochelle, la veille de l'arrivée des allemands, sont mis à feu et une âcre fumée domine le port pendant plusieurs jours.

1940, Les écoles de La Pallice sont réquisitionnées par les troupes d'occupation. Les petits Palliçois ont classe par roulement dans les écoles de Laleu, des baraquements sont construit à La Pallice pour abriter les élèves.

, en sortant du port de La Pallice, saute sur une mine et coule.

à La Pallice, après le renoncement d’un débarquement en Angleterre. Son édification est confiée à l’entreprise Todt. Les ouvriers travaillent dans des conditions pénibles jour et nuit. 2 espagnols seraient tombés dans le béton. Les travaux empêchent de dormir à proximité. Plusieurs milliers de personnes travaillent à la base. 1250 trains ont transporté chacun 800 t de matières premières. Voici les mesures de la base : 195 m de largeur, 165 m de longueur et 19 m de hauteur. Epaisseur des murs extérieurs entre 2 et 3,5 m, intérieurs 1,25 à 2,60 m. La toiture est composée de 2 dalles en béton fortement armé de 3,50 m d’épaisseur, séparée entre elle par une chambre antidéflagration. Soit une masse de béton de 425000 m3 sur 3,5 ha.
La base abritera , soit sur la durée de la guerre, un effectif de 93 sous-marins.
Le port et la base sont confiés sous l’autorité de l’amiral Kober, puis dans l’hiver 1944-1945 le port au et la base sous-marine au .
Les alliés sont renseignés par J Samson qui travaille comme électricien sur la base par le canal Remy. Le 7/1/1944 Desmadryl de Terrail, engagé comme surveillant, provoque l’incendie d’un sous-marin dans la cale 8. Il est arrêté le jour même et déporté.

Début 1941 à aout1944

17 bombardements importants sur le port, juillet 41, la base de La Pallice est touchée par 9 bombes de 200kgs lancées par des et Halifax.
s'organise.
C'est sur la base de La Pallice que sont utilisées, pour la première fois, les bombes de 5t puis de 10t appelées aussi bombes grand garçon (Tallboy 5T et Slam 10T, voir plus loin, touche Tallboy)dont l’explosion est si puissante qu’elle s’entend dans un rayon de 30km. Le 19/8/1944, constat suivant, en 10 jours de 1178t de bombes ont été déversées sur La Pallice.
se livre à de nombreux actes de sabotage, le torpilleur allemand lux saute aux essais et se trouve achevé par un sous-marin allié. Le bilan est lourd : 200 tués.

16/4/1941, Le porteur de la drague Risban saute sur une mine anglaise dans l'entrée du port de La Rochelle.

fait escale au môle à La Pallice, le matin du 24/7 une attaque aérienne anglaise le touche sérieusement, le soir même, il part pour Brest, le port de La Pallice n'étant pas sûr.

27/10/1941, Visite du afin de remettre les installations entre les mains de la 3iéme flottille de U-Boote.

15/4/1942, Le Cornelis saute sur une mine.

1/5/1942, Le AD51 réquisitionné comme dragueur auxiliaire AD 51, saute sur une mine.

Juin 1942, Les travaux pour la construction d'un Sas Couvert débutent. Adolph Hitler, en avril 1942, ordonne la protection des écluses reliant les bassins à la mer des ports de St-Nazaire, Bordeaux et La Pallice.

18/11/1942, A 13h00, 21 Bombardiers B17, du 91° et 306° Bomb Group larguent 41 tonnes de bombes sur La Pallice, les chantiers navals sont touchés, ainsi que l'hôtel de la terrasse, 5 morts et 32 blessés. Un B17 est abattu.

13/1/1943, , réquisitionné comme dragueur auxiliaire AD 60, saute sur une mine, aucun survivant.










20/3/1943, Lu dans le journal. Le retour à l'heure d'été, c'est le 29 mars, à 2h du matin que les montres et horloges devront être avancées d'une heure, c'est à dire de 2h à 3h. Cette mesure s'applique aussi bien en zone occupée qu'à la zone non occupée. Comme quoi, rien de nouveau !








29/5/1943, A 18h00, 34 Bombardiers B24 du 44° et 93° Bomb Group larguent 88 bombes de 1000kg, les boulevards Denfert-Rochereau et Emile Delmas sont touchés, la gare maritime est en partie détruite ainsi que l'école maternelle de La Pallice, des hangars de la chambre de commerce sont en feu, le campement des travailleurs n° 5 de l'OT est dévasté. Les explosions sont d'une grande violence, elles sont ressenties dans La Rochelle, de nombreuses vitres volent en éclat. 26 morts et 76 blessés.

31/5/1943, saute sur une mine, il sera sabordé le 1/7/1944.

25/7/1943, Le chalutier l'Albatros III, réquisitionné comme dragueur auxiliaire, saute sur une mine.

24 ou 27/7/1943, , réquisitionné comme dragueur auxiliaire saute sur une mine, 6 morts.

4/9/1943, A 11h30, 71 bombardiers B17 du 94°, 95°, 96° et 100° Bomb Group lâchent 276 bombes de 500kg, les charbonnages Dahl, les hangars de la chambre de commerce et les chantiers Delmas sont atteints, la gare maritime est rasée, l'écluse reçoit un impact sur son quai sud, à 10m dans l'est du vantail aval sud. Une Grue de 300 Tonnes coule en endommageant Le Destroyer Z23et le bloquant dans l'alvéole N°1.
Un B17 du 100° Bomb Group est abattu par la chasse au-dessus d'Oléron, 10 hommes sautent en parachute, 8 seront repris.
16/9/1943, A 17h55, 33 bombardiers B17 larguent des bombes sur L&Aérodrome de Laleu et 72 avions attaquent la base sous-marine, soit 180 tonnes.
Le marché de La Pallice est sérieusement atteint par le bombardement allié, il sera reconstruit après guerre.
Le baliseur des phares et balises, Netztender 29 Saturn (Charles Babin) et la drague La Repentie coulent.
Le dragueur de mines M4461(Hirondelle 3) et Le Sperrbrecher 16 Tulane, en réparation, sont touchés. Une mine le 8/4/1943 avait endommagé le Tulane.
3 bombardiers seront abattus et les 31 aviateurs sont faits prisonniers
Un Bombardier B17 est abattu par la flak, les débris tombent dans les rues de La Pallice.

25/9/1943, Suite à un bombardement, une cale sèche est endommagée et 3 bateaux coulent.

1944

Défense à l'extérieur du port. Préparatifs de minage de l'écluse, des formes de radoub, des quais d'entrée de l'avant-port, du môle d'escale et de son viaduc d'accès.
1600 mines seront mouillées dans les pertuis.
En fait des démarches faites par Le Commandant Meyer auprès de L'Amiral Schirlitz dans le but d'humaniser la guerre ont permis de conserver les infrastructures intactes. Pour pouvoir assurer la reprise du trafic maritime, il faut déminer les accès de la rade et du port et délimiter un chenal pour les navires.

11/2/1944, Visite du Generalfeldmarrshall Erwin Rommel sur le site de La Pallice.>

7/3/1944, Naufrage du Dragueur Auxiliaire Marie-Anne attaqué par un mosquito.

27/3/1944, 59 bombardiers B17, de la 1° US Bomb Division, déversent 392 tonnes de bombes sur l'aérodrome de Laleu qui devient inutilisable jusqu'en décembre 1944.

6/7/1944, 4 Junkers JU-88 allemands survolent le secteur de La Pallice, La Flak Allemande dans l'obscurité en abat 3. Des sanctions furent prises pour négligence envers les personnes n'ayant pas signalé le vol.

29/7/1944, Le patrouilleur Allemand V 627 (ex-Elise, chalutier Belge) est coulé devant La Pallice (non devant Le Palais vers Belle-île-3°7'0248W-47°22'6936N) par 8 chasseurs-bombardiers mosquito du coastel command de la RAF (squadron 238, 10° groupe commandé par le wing commander Maurice (Max Ghuedj).

Une Forteresse Volante s'écrase à Laleu rue Mare à La Besse.

Août 1944, Bombardements des réservoirs d'essence du terrain d'aviation de Laleu par des Lancasters du RAF Bomber Command.

9/8/1944, 12 Lancasters du 617 Squadron larguent chacun 1 Tallboy, bombe de 5436 kg, 2 atteindront la base sous-marine sur le toit du box 10. Seul les lancasters pouvaient s'envoler avec des bombes de ce poids.

10/8/1944, L est touchée, le Sperrbrecher 16 Tulane de nouveau atteint est contraint de s'échouer au quai de marée, 28 immeubles et 6 usines (Bertrand, l'EP, Huiles Combus, Jupiter, Lille Bonnière et les Raffineries du Midi), seront détruites. 8 morts.

11/8/1944, A 1h00, 15 lancasters du 5° Bomb Group larguent 68 tonnes de bombes dont des bombes à retardement qui rendent les secours dangereux. Les 2 cales sèches des chantiers Delmas sont détruites par une douzaine de bombes et la jetée nord détériorée.

12/8/1944, A 12h30, 25 lancasters lâchent 117 tonnes de bombes sur la base sous-marine. Le destroyer Z23, en réparation son arrière engagé dans l'alvéole 1, est touché sur sa plage avant.
Le sperrbrecher Sauerland est touché par des Beaufighters dans le NW de l'île d'Oléron, il sera torpillé par avant de couler, (actuellement ce navire est la plus belle plongée que vous pouvez rêver dans le secteur de La Rochelle par 42m de fond avec une visibilité exceptionnelle).
Le dragueur de mines M4204 coulera aussi dans le même secteur.

13/8/1944, 3 navires sautent sur des mines devant La Pallice. Le dragueur de mines M4463 (Gachucha), le petit pétrolier Shell 8 et le patrouilleur V605 (Arthur Duncker), seul le Shell 8 pourra regagner le port.

, à 0h00, située sur l'île de ré, entre en action contre la force 27 passant au large, composée du , du et du .

16/8/1944, A 20h00, le destroyer Z23 est, une nouvelle fois, touché par les bombardements, Il sortira du .

20/8/1944, La 3° flotille de U-Boots transférée en Norvège.

26/8/1944, Le dragueur de mines M4043 (Pommern) saute sur une mine à l'entrée de La Pallice, il réussira à rentrer au port.

Octobre 1944, Les Allemands creusent un large fossé antichar de 6 m de large et de 3 m de profondeur, afin d'assurer la sécurité de la base et du port, il entourera Laleu, La Pallice et Chef de Baie, des champs de mines compléteront le dispositif avec des nids de mitrailleuses.

(nr 4.18.685) est abattu par la flak à 700 m au sud de la jetée sud sur les 18 hommes d'équipage, 17 seront sauvés.

15/12/1944, L'Amiral Allemand Kober Waldemar (1898-1955) quitte La Rochelle.

29/12/1944, La flak Allemande fait encore parler d'elle, elle abat devant La Pallice. L'équipage sera rapatrié en Allemagne après le repêchage.

2/4/1945, Des éléments de la 2° DB participe à l'opération Vénérable sur le front de La Rochelle, parmi les participants figurent , chef de char, le second-maître Jean Moncorgé avec ses camarades et son char destroyer le Souffleur II

10/4/1945, Les Allemands recourent au camouflage, 2 U-Boote sont découverts au large de Chassiron camouflés en bateau à voile (2 mats).

25/4/1945, Un sous-marin, arrivé à La Pallice venant d'Allemagne, attira l'attention, il était de fort tonnage et revêtu d'une protection en caoutchouc pour échapper aux sonars et aux mines magnétiques. L'ingénieur en chef de la base assure avoir délivré 275m3 d'huile, il n'a pas eu l'autorisation de monter à bord, ce qui n'était pas normal. Les ragots allèrent bon train, Hitler (suicide le 30/4/1945) était à l'intérieur ou des autorités très importantes. Effectivement le 27/4, un avion militaire Allemand atterrit sur le terrain de Laleu, deux personnes sont descendues, vêtues de longs imperméables. Elles furent conduites vers la base et prirent le large.
Après quelques recherches sur ce sous-marin, il pourrait s'agir du U-2511 de , commandé par Adalbert Schnee, ce submersible était 2 fois plus grand que le type VIIC, 18 torpilles pouvant être lancées en 20 minutes, profondeur de plongée 220m, ses hydrophones détectaient les navires à 50 milles, vitesse en plongée 16,5 noeuds, il était 2 fois plus rapide que ces prédécesseurs.

8/5/1945, Le vice-amiral Schirlitz remet, à cette date, le port au capitaine de frégate Meyer.
La plupart des hangars ont été détruits, par les bombardements ou par les Allemands. De 30.000m2 de hangars, 1.400m2 sont utilisables.
La rade et le chenal sont minés par des mines électriques. Le môle d'escale est intact, le viaduc d'accès au môle d'escale
est touché en 3 endroits, notamment dans sa première travée.
Dans l'avant-port, un cargo de 15.000 tonnes le Lucas est coulé au quai des pétroliers.
Le port est encore en état de rendre encore beaucoup de service après la réparation du sas.
La base sous-marine est reprise par la marine nationale. L'U-766 (construit en 1942, lancé en 1943, envoyé à la ferraille le 11/3/1963) retrouvé dans les alvéoles est rebaptisé et armé par des sous-mariniers allemands sous les ordres d'un commandant français. L'activité sous-marine du port de La Pallice s'arrête ici.

L'après-guerre de l'après-guerre n'est pas formidable, un énorme travail de remise en état est nécessaire.

Mai 1945, 3140 épaves, dont 393 de plus de 100 tonnes encombrent les ports Français, soit au total 1.769.000 tonnes.

25/5/1945, Le bateau, La Florentine, s'échoue sur l'épave d'un voilier coulé dans le port de La Rochelle, il subit de très graves dégâts.

25/6/1945, Une école de pilotage se créera à l'aérodrome de Laleu, elle recevra 850 élèves pilotes, une soixantaine d'officiers et sous-officiers de la RAF feront l'instruction avec des appareils Anglais, ils seront commandés par un général Anglais.

7/7/1945, Le premier Liberty-Ship, L'Allen G. Collins venant de Savannah, accoste au môle d'escale précédé dans le chenal par un dragueur de mines. Sur la passerelle se tenait le chef pilote Paul Villetorte et l'ingénieur en chef M. Baste.
Bateau de la marine Américaine, battant pavillon et armé par un équipage Français.
Il sera suivi le 10/7 par avec un équipage Américain.

visite le port de La Pallice.
Plus tard le 23/7/1948, le général De Gaulle rendra un vibrant hommage au maire résistant Léonce Vieljeux.

12/8/1945, A 20h15', un incendie ravage un entrepôt, à Jeumont, contenant des plaques d'isorel récemment débarquées. Un stock de sucre proche a pu être sauvé. Le feu fut éteint le lendemain, les dégâts sont très importants.

28/8/1945, , venant d'Angleterre à destination de l'Amérique du Sud, est le premier paquebot a accoster au môle d'escale.

23/9/1945, Le paquebot La Dairade est le premier à entrer dans le bassin quai nord depuis la fin du conflit. Il embarque 189 passagers et des sacs postaux pour l'Amérique du Sud.

6/10/1945, , visite les installations portuaires de La Rochelle-Ville et de La Rochelle-Pallice. Celui-ci trouve que le projet de la CCI, concernant le rallongement du môle d'escale, présenté par Mm Mörch et Baste, était fort bien conçu et présentait un grand intérêt.

, sur le port, due à une erreur de manipulation fait 41 morts et 88 blessés.

, en faisant la liaison La Rochelle-l'île d'Oléron avec une soixantaine de passagers, saute sur une mine.

Fin 1945, La Drague, les Ridens, des flotteurs et une dizaine de petits bateaux (Remorqueurs, Chalands, etc...) seront renfloués afin d'assurer le dévasage abandonné pendant le conflit et préparer la remise en route du port de La Pallice.

7/1/1946, On a volé 400 litres d'essence sur la vedette de l'inscription maritime.

21/1/1946, A 23 h, une ronde policière verbalise, rue Saint Yon, 3 marins du paquebot Groix : Michel B, Charles L et Louis C qui chantaient à tue-tête.

23/1/1946, Un camion, transportant 30 ouvriers des chantiers Delmas-Vieljeux, tombe dans l'écluse du port de La Pallice. Le chauffeur Jean Roulin, père de 6 enfants s'engage sur l'écluse construite jadis par les Allemands pour le passage de leurs sous-marins, le pont n'avait pas été baissé. Fort heureusement, tous ont pu être sauvés.

15/2/1946, Le liberty-ship William Chambertain quitte le port de La Rochelle-Pallice à destination de Barry-Dock en Angleterre quand dans la rade, l'équipage constate qu'il y a à bord 5 seconds-maîtres Allemands évadés d'un camp de prisonniers de La Pallice. La vedette du pilotage viendra les récupérer, un autre prisonnier était recherché mais il est probable qu'il sera découvert avant le port Anglais.

, à 16h30', saute sur une mine magnétique, il coule entraînant 2 hommes avec lui.

17/4/1946, Pour les dragues du service maritime des Ponts et Chaussées travaillant dans des zones dangereuses, il vient d'être décidé que leurs équipages auront droit à une prime de guerre. En contrepartie, les primes de découvertes et de destructions d'engins dangereux ne leur seront pas allouées.

28/5/1946, Relevage du Harle dans la Charente.

4/8/1946, Journée organisée à la gloire de l'aéro-club de la Charente-Maritime à Laleu.
Le meeting commence par la panne d'un avion militaire qui doit faire un atterrissage forcé sur un terrain de Jeumont.
Les pilotes de la fameuse patrouille de Tours font de belles cabrioles avec leurs Stamps.
La championne du monde de planeur Marcelle Cosnet évolua avec un beau planeur blanc.
2 pilotes de l'escadrille Normandie-Niemen feront admirer la puissance et la maniabilité de leurs .
Suivi de démonstration de parachutisme de l'école de Pau.
Peu avant 17 h, alors que les 2 as du Normandie-Yemen faisaient leurs acrobaties, l'appareil du ministre de l'armement décolle avec un photographe. Le pilote l'adjudant-chef Simon effectue un rase-mottes pour présenter l'appareil au public, des virages sur l'aile au second passage, puis il exécute une manoeuvre incompréhensible en arrêtant son moteur, amorçant son virage sur le moteur calé. L'avion se met en perte de vitesse et ne peut reprendre de la hauteur, il fauchera une spectatrice se trouvant sur un tas de pierres, Mme Hélène Guilloneau-Lagrange, l'avion ensuite accroche un arbre avant de s'abattre sur l'école de Laleu, écrasant 3 classes, il s'embrase immédiatement.
Les victimes sont les adjudants-chefs : Jean Simon, pilote né à Saint Dizier (Haute-Marne).
Edouart Backouse, mécanicien, originaire de Pelstin les Grèves (Cotes du Nord).
Marcel Orthet, officier radio, né en 1913 à Aizat (Ariège).
Jean Ribière, photographe, originaire de Paris.
Les organisateurs ont signalé que cet avion ne participait pas au meeting.

6/8/1946, A 2 h, le bateau de pêche Rochelais, le Petit Mousse, heurte une mine et coule à proximité de l'appontement du Chapus, lieu dit la Coincelle.
Le patron Théophile Chaille et ses deux enfants Robert et Jean seront blessés. Le bateau sera ramené au port et réparé. C'est le troisième accident semblable qui éprouve la laborieuse population maritime.

Champs de Mines devant La Rochelle-Pallice.

13/10/1946, L'ingénieur en chef des Ponts et Chaussés, M Baste, confirme que deux chalands de 600 tonnes Le Bressuire et Le Cholet, (Vous verrez ceux-ci, page d'accueil puis photos cartes postales et enfin renflouements) actuellement en travaux à Brest, viendront prochainement renflouer les navires coulés dans la Charente, dont voici la liste :

  • , Harle, Defrigor et le remorqueur Ballaste.
  • Le Ponton-Mature,de bordeaux, sera enlevé avec d'autres moyens.
  • Par la suite, les chalands interviendront sur les épaves du port de La Pallice.

    5/12/1946, Le Sous-Marin 23-26 disparaît au large de Toulon, ayant appartenu pendant plusieurs semaines à la base sous-marine de La Pallice. 2 Rochelais étaient ainsi dans son équipage.
    Les seconds-maîtres Paul Soulet-Lagadou et Meriour.

    1947, 3 chalands seront échoués à la plage sud de Sablanceaux.

    Le Petolier St Yves saute sur une mine face à Ste Marie de Ré, il coulera. (Voir l'album photo ou vous verrez l'équipage sur la coque retournée).

    4/8/1947, Le Léon Bourdelles, baliseur construit en 1939, sabordé par les Allemands en 1944, il sera renfloué et sautera sur une mine le 28/3/1946, on l'échouera à cette date sur la plage sud de Sablanceaux entre le rivage et le remorqueur Scharnhorn, épave renflouée en 1947.

    9/4/1948, Le Liberty-Ship Américain Capé Georgia saute sur une mine en sortant de la rade de La Pallice avec un chargement de 6000 tonnes de nitrate d'ammonium.

    16/6/1948, A cette date, sur la plage de Sablanceaux, la récupération du baliseur Léon Bourdelles et du bateau-feu Sandette est en cours.
    L'épave du baliseur Charles Babin a été relevée pour remise en état.
    L'épave la plus gênante est celle du bateau ayant servi à la fuite du traître Sandos et sa bande.

    Statistiques

    30/5/1949, Au grand môle, le cargo Américain Ensenada, chargé de 8500 t de nitrate d'ammonium confiné en sacs de papier, a le feu à bord. La diligence des pompiers enraye l'incendie. Un tuyau de vapeur communiqua le feu. C'est la deuxième fois que des incendies se produisent sur ce chargement.
    Un laboratoire de Paris, étudiant les causes d'inflammation de ce produit, suite à l'incendie de l' à Brest, détermine que le nitrate d'ammonium pouvait s'enflammer spontanément lorsqu'il est enveloppé dans des sacs en papier.

    24/11/1949, entre dans le port de La Pallice avec le feu dans ses cales. Les pompiers ne purent accéder que le lendemain. Le feu avait pris dans des caisses contenant 7000 kg d'allumettes.

    22/4/1950, Nouvelle campagne de dragage de mines, le chasseur 101, les dragueurs de mines , , , et arrivent au port de La Pallice pour procéder au dragage dans les zones ou pêche les chalutiers Rochelais jusqu'au 7/5. Ils reviendront en juillet.

    6/5/1950, M l'ingénieur en chef Baste reçoit la croix d'officier de la légion d'honneur par M Lombard, inspecteur général honoraire des Ponts et Chaussées. M Baste était déjà chevalier de la légion d'honneur à titre militaire en juin 1920.

    12/5/1950, Feu à bord de la vedette océanographique Skodern de 6 m 50 appartenant à la Société des explorateurs Polaires Français. En attendant son départ avec le Jean Charcot, elle était utilisée par le centre d'études des fonds de la Charente. Elle contenait des appareils de la plus grande valeur détruits lorsque l'on a procédé au réchauffement des moteurs. (Le "Charcot" n'avait pas embarqué le "Skodern" à Brest pour sa deuxième expédition en Terre Adélie l'année précédente, mais un petit hydravion Stinson sur la plage arrière du "Charcot". Le "Charcot" repart de Brest le 21/09/1949)

    27/7/1950, Déroulement du premier câble EDF reliant L'île de Ré au continent, de La repentie à Sablanceaux, l'inauguration aura lieu le 24/9 à 10h. Pendant 22 ans, le courant était fourni par une usine sur l'île, à l'aide d'un moteur.

    6/12/1950, les petits hommes verts

    Quelques habitants, dont Mme J... B..., ont aperçu une soucoupe volante, elle dégageait une lueur blanchâtre et se dirigeait à toute vitesse du sud-ouest vers le nord-est.



    De 1950 à 1966, La Pallice sera le port principal de l'OTAN en Europe.

    13/1/1951, Inauguration de la gare maritime du môle d'escale lors de la venue du paquebot . L'inauguration officielle aura lieu le 7/6/1952.

    30/5/1952, Baptême du viaduc du môle d'escale au nom de Président Christian Morch.

    5/11/1952, Le cargo KEYSTON MARINER accoste à La Pallice pour son premier voyage New-York- La Pallice, Il revendique être le plus gros et le plus rapide cargo du monde, 12910 tonnes, il peut transporter 3000 hommes de troupe. Il quittera La Pallice dans la nuit du 6 au 7/11. Son officier radio M. Henri Entrotter, auteur d'un roman très prisé aux Etats-Unis, profite de son voyage pour faire traduire son oeuvre.

    26/1/1954, appareille de La Pallice avec des Explorateurs pour Lima au pérou.

    20/9/1954, Le coureur cycliste Louison Bobet est reçu par la mairie de La Rochelle.

    17/1/1963, Le remorqueur Saint Gilles (maintenant au musée maritime de La Rochelle) appareille de La Pallice pour venir en renfort du remorqueur Jacques Cartier afin de convoyer à Toulon, pour la casse, le croiseur Tourville.

    18/11/1965, A 1h45', le remorqueur Jean-Luc coule dans l'anse Saint Marc lors d'une tempête, 4 morts, 2 rescapés.

    28/11/1965, A 16h21', le cargo panaméen , jaugeant 2513 tonneaux et 109,80m de long, coulait au large de l'île d'Yeu, le chalutier Rochelais Du-Chaffault, commandé par M. Kerzerho, récupère à son bord 24 marins espagnols et rejoint le port de La Pallice dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29.

    4/12/1965, Un cargo allemand l'Adriamaré, dont la cargaison s'était déplacée, entre à La Pallice en remorque avec 30° de gîte. Dans les embruns, celle-ci atteignait jusqu'à 60°. C'était un Liberty-Ship de poche de 99m de Brême transportant des tôles de voitures en direction des USA.

    13/12/1965, Le remorqueur Saint Gilles prend en remorque le cargo roumain Galati en panne de gouvernail au sud de l'île d'Oléron avec 35 hommes à bord.

    27/9/1971, Vers 5h00, l'école de Laleu prend feu, 2 classes, le bureau du directeur, les archives, la bibliothèque et le logement de fonction sont détruits.

    17/3/1978, Les conséquences du naufrage de L'Amoco Cadiz pour l'environnement du port.

    Appontement Petrolier

    Le Port de Commerce de Chef de Baie

    Le Queen Elisabeth II

    Le Norway

    Ouragan sur le Port.