Le blason de Boca Le maire actuel: Franco Barbaglia vous souhaite la bienvenue à Boca (Novara) du comité de Pombia (en bordure ouest du parc naturel du Ticino, à 6 kms de l'aéroport de Milan-Malpensa).

(Transcription matérielle avec rénovation (renouveau) typographique d'un document dactylographié d'auteur inconnu.)

Boca et ses origines

Sur une ramification de collines qui des alpes pennines vont en dégradant et en se perdant dans la plaine de Novara dans une situation riante aux ondulations grandioses, aux vues agréables, aux belles sinuosités, s'élève Boca.
Le village est flanqué par deux petits torrents qui prennent leur source dans les collines environnantes : celui qui coule vers le sud s'appelle Riale et après un cours bref se réunit à l'autre dénommé Strona. (Mot dérivé du celtique Stora c'est à dire rivière, eau, torrent ou storen : se mouvoir avec impétuosité, se précipiter, vocables qui concernent leur signification de l'antique langue teutonne. Ce nom est simplement une appellation générique, en fait, il y a beaucoup de torrents qui portent ce nom).
Le Strona descend du nord, il est entouré de vignobles enchanteurs, mais plus haut, au-dessus de 1500 mètres, la colline est encore recouverte de bois épais qui lui donne l'aspect d'un grand jardin qui le couronne.
Boca est une petite commune en pays Novarais, limité à l'est par la commune de Cureggio, au sud par Cavallirio, à l'ouest par Prato Sesia et Grignasco, au nord ouest par Valduggia et au nord est par Maggiora.
L'origine de Boca se perd et se confond avec l'origine des peuples qui dans les temps préromans vivaient dans les régions autour de Borgomanero et du lac d'Orta, contraints à habiter sur pilotis (cité lacustre) sur les petits lacs qui existaient alors.

L'invasion celtique

L'extension de la culture celte qui, autour de l'an 400 avant Jésus-Christ, envahit la plaine du Pô, fut facilité par la possession d'armes en fer lesquelles purent assurer la prédominance militaire.
Les Celtes s'organisèrent en hordes sous le commandement d'une aristocratie guerrière et après avoir battu en 395 les Etrusques fondèrent Melpum, les Salluvie s'installèrent autour du Ticino.
Le système religieux et juridique était l'apanage de l'autorité sacerdotale (druides).
Rusconi nous fournit une curieuse version toponymique du nom de la localité Boca, après l'avènement de la culture celte que l'auteur, avec Livio situe en 594 avant Jésus-Christ. Citons le texte : avec le radical (la racine)bog qui engendra le dieu Bogo ou Boco synonyme de frayeur ou en dialecte notre bougar pour indiquer un nom terrifiant et le vocable boja, bourreau et instrument de torture.
Dans l'âge suivant, les événements de Boca furent communs à ceux de Cavallirio et de Cureggio qui conservent des pages splendides de la période de cette domination romaine et gardent la mémoire précieuse de cette époque importante et de celles qui lui ont immédiatement succédé. Par ces mémoires, on apprend que les nombreux peuples envahisseurs de l'empire romain ont ici dominé sans interruption et que ces lieux furent souvent des champs de bataille entre les diverses peuplades qui se disputaient le sol de cette région fertile.
Selon la tradition locale le nom Boca fait supposer qu'il est dérivé de Bocca Di Lago (déboucher de lac) et à la base de cette hypothèse de ce lac, qui formé par les eaux du torrent Sesia, était situé ou se trouve maintenant Prato Sesia. ( Que dans cette localité de Prato Sesia existait un lac qui n'a pas été mentionné par Fassola dans son histoire manuscrite du Val De Sesia. Bescape dans sa novaria sacra et le juge Ottone dans son histoire antique du Val De Sesia. Ils ne s'accordent pas non plus sur la façon donc ce lac a disparu. Fassola écrit qu'il fut asséché par la reine Cordura, dont le fils s'y était noyé. Bescape qu'il se remblaya lui-même par l'apport de cailloux. Le juge Ottone, que se fut l'oeuvre des romains.) A cause de cela, dans les documents anciens, Boca est appelée en latin Bauca, bien que souvent on trouve aussi le vocable Bochae. Il pourrait aussi indiquer la Bocca (l'embouchure de la Traversagna ou plutôt le passage de la vallée de Grignasco à la vallée ou se trouve maintenant le sanctuaire du ss (sacro santo) crucifix.)
Autrefois, le village n'était pas situé là où il est maintenant mais plus haut vers les collines dans la région de Vendri ou Venero ou en fait s'élève, sur une petite colline, l'ancienne église préromane, à coté de laquelle été édifié ensuite le cimetière de Boca.
Alors, le village était constitué de trois territoires : Boca proprement dit, Piazo et Muzano. Successivement s'étant détaché de Muzano, un de ses petits hameaux dit Mazoria (l'actuel Maggiora) s'en allait, oubliant le nom de Muzano et survécut avec celui de Maggiora.
Le nom de Piazo aussi, situé la ou est Boca maintenant, il fut remplacé par celui de Boca, les habitants de ce hameau ayant émigré à Piazo vers 1342. ( Sources : Casalis : dictionnaire geografico - historico - statistico commercial des états de sa majesté le roi de Sardaigne. de Vit : Mémoires historiques de Borgomanero Pages 94 - 95. morbio : Essais 2, page 84.)

Un peu d'histoire.

Le village est donc très ancien et la cour de Boca est déjà nommée par l'évêque Adalgiso en 840 dans ses dispositions testamentaires en faveur de l'église majeure de Novara.
Ensuite, en 1152, Boca fut cité dans le décret de l'empereur Frédéric Barberousse par lequel, il donnait à Guidone, comte de Biandrate la commune et le château. Il fut ensuite cité, en 1196, dans le décret de l'empereur Henri VI accordé aux comtes de Biandrate pour la même donation. ( documents anciens des archives de Sainte Marie De Novara).
Le château de Boca, situé dans le voisinage du mont Albano, (c'est le plus bel endroit des environs : pendant la domination espagnole, il y fut édifié une belle construction avec des terrasses descendant en pente douce au milieu de collines couverte de vignobles sur un coteau riant protégé du nord par des montagnes. Il appartint au comte Barbanara puis passa à la famille Parrucone qui y fit ériger un oratoire dédié à San Marco qui passa ensuite aux comtes Tornielli. Ici, on récolte le meilleur vin de la zone et le regard embrasse toute la plaine Novarese et une partie du Vercellese et du Milanais ; on distingue par les jours claires les lacs d'Orta, du Verbano (majeur), de Varese et le cours tortueux du torrent Sesia, les villes de Navara et Milano et en outre les collines (ou les cols) de Tenda et les monts du Genovese (de Ligurie) ou se trouve aujourd'hui le pavillon de chasse du colonel Zoppis, fut détruit, ainsi que l'affirme Azario, dans sa chronique pendant la lutte entre les Torriani et les Visconti, en même temps que ceux de Gattico, Vergano, Marzalesco et Maggiate.
Le premier a posséder la seigneurie de Boca fut Lumellogno Ildeprando mais après son fils Ricardo comte d'Ossola (région frontalière avec la Suisse au nw du lac Majeur (Domodossola)), la seigneurie fut confisquée par l'empereur Arrigo I (saint empire romain germanique), cette confiscation fut confirmée par l'empereur Corrado qui le 10/6/1025 donna Boca à l'évêque de Novara, lequel toutefois ne put en prendre possession du fait de l'opposition de Riccardo II fils de Riccardo I comte d'Ossola.
Ensuite, une soeur de celui-ci épousa Guido I comte de Pombia qui le 4/7/1070 céda, à son fils Alberto Di Biandrate, la seigneurie de Boca. Celle-ci passa ensuite après diverses vicissitudes aux descendants Gozio - Ottone - Corrado et Oppizzone, comme il ressort d'un acte notarié du notaire Bentivoglio dans le palais de la seigneurie de Vercelli et successivement à de brèves seigneuries de familles de Boca et des environs, parmi lesquelles, celle de Raschenus De Bocca qui fut l'un des signataires de la convention passée entre le Novarais et les comtes de Briandrate en 1202. (manuscrit et parchemin dans les archives de Sainte Marie à Novara).
Le 23/7/1402, Giovanni Galeazzo Maria duc de Milan assujettit (Inféoda) la seigneurie de Boca à Francesco Barbavara, comte de Pietre Gemelle, mais le duc Fillipo Marsa la retira au fils pour en inféoder le 15/4/1433 Luigi Terzaghi.
Au début du 17iéme siècle fut investi dans le fief de Boca, Anchise vicomte d'Aragona, seigneur d'Olega Gio Castello et de Castelleto Sulticino, homme illustre par sa valeur militaire et par le bon sens dont il avait fait preuve dans le règlement d'affaires importantes.
A lui, pour la première fois, les hommes de Boca, prêtèrent serment de fidélité le 24/6/1514,renouvelé le 10/5/1524, comme en font foi un constat de Andrea Piantanida et un acte notarié de Cristoforo Ragazzini.
Sur la fin du même 17 iéme siècle ont été qualifiés consignors di Boca, messires Francesco Bernardino et Gio Angelo frères ViscardiI. La seigneurie passa ensuite à la chambre de Milan qui la vendit à Giovanni Battista Rovida déjà juge de Boca, le 28/2/1610 dont le fils Ferdinando Rovida fut crée marquis de Boca le 15/7/1675, avec le titre transmissible au premier né (mâle).
Avec l'abolition des fiefs suite à la révolution française, Boca passa sous la coupe de Borgomanero.